La couche 1 (L1) est le niveau fondamental d’une blockchain : elle gère le registre distribué, assure le consensus et garantit l’immuabilité des transactions grâce à des mécanismes cryptographiques.
Structure et fonctions de la couche 1#
- Blocs : chaque bloc regroupe les transactions validées et référence le bloc précédent, formant une chaîne inaltérable. Les blocs sont créés par des validateurs qui appliquent le protocole de consensus.
- Transactions : une fois inscrites dans un bloc, les transactions deviennent irréversibles et consultables par tous les nœuds du réseau.
- Mécanisme de consensus : la couche 1 utilise des algorithmes de consensus pour valider les blocs. Les deux principaux modèles sont :
- Preuve de Travail (PoW) : les mineurs résolvent des problèmes cryptographiques complexes, ce qui consomme beaucoup d’énergie.
- Preuve d’Enjeu (PoS) : les validateurs sont sélectionnés en fonction de la mise de leurs jetons, offrant une consommation énergétique réduite et une validation plus rapide.
Le rôle de TON en tant que couche 1#
TON (Telegram Open Network) implémente une couche 1 basée sur le consensus PoS. Elle combine :
- Sharding : le réseau est divisé en shards indépendants, permettant le traitement parallèle des transactions et augmentant le débit.
- Sécurité : des algorithmes cryptographiques et le consensus PoS protègent le réseau contre les attaques.
- Scalabilité : la fragmentation du réseau améliore la capacité de traitement sans sacrifier la décentralisation.
Comparaison avec les autres couches#
| Couche | Fonction principale |
|---|---|
| L0 | Infrastructure réseau P2P et interopérabilité |
| L1 | Registre décentralisé, consensus et sécurité |
| L2 | Solutions de scalabilité (roll‑ups, sidechains) |
| L3 | Applications décentralisées et contrats intelligents |
Voir aussi#
- Architecture de la blockchain
- Sharding
- Machine virtuelle TON